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Le 27 mai dernier, l’Espace Charenton a accueilli un événement d’envergure : la VIIIème édition de notre Kura Master.
Vous le savez tous, ce concours ou plutôt ce triple concours réunissait des sommeliers et des barmens tous passionnés et férus des boissons de l’archipel nippon. Or, si nous avons pour habitude de relever continuellement des défis et de toujours chercher à nous renouveler d’une année sur l’autre, il nous faut dire que l’année 2024 a été un cru particulièrement exceptionnel dans le succès rencontré et particulièrement impressionnant dans son déroulement. Ce moment de partage et de découverte n’aurait en effet pas été possible sans l’implication précieuse des élèves venus de pas moins de quatre écoles professionnelles, qui ont su faire preuve tous, d’un professionnalisme visible, d’un dévouement indéniable et d’une passion qui faisait plaisir à voir.

Ces jeunes talents, futurs grands de la profession, ont travaillé sans relâche depuis l’heure pourtant matinale du début de notre évènement, jusqu’à tard le soir pour assurer le bon déroulement de cet événement, démontrant ainsi non seulement leurs compétences techniques, mais aussi leur esprit d’équipe et leur capacité à gérer des situations aussi stressantes qu’exigeantes. Chacun a joué un rôle crucial dans la réussite de cette journée, que ce soit au niveau du service effectué aux tables pendant les concours, au niveau de la préparation des conférences de l’après-midi ou bien encore de la réalisation des cocktails sur l’heure du midi dans le « Shochu Bar » (une première cette année).

Il nous fallait revenir sur le rôle de ces sommeliers et barmen en devenir, et exprimer notre gratitude sincère à tous ces élèves, qui ont non seulement contribué au succès de cette journée, mais ont également enrichi cette expérience de leur dynamisme et de leur énergie positive. Leur participation a été un atout majeur pour l’événement, et nous sommes convaincus qu’ils continueront à exceller dans leurs futurs projets professionnels. Nous ne pouvons bien entendu qu’espérer les retrouver incessamment en tant que membres de notre jury, déterminés à rajouter une corde à leurs arcs et à concourir dans les deux sens du terme, au futur des boissons japonaises dans notre pays.

Les élèves du Lycée Hôtelier François Rabelais Dugny ont assuré le service pendant le concours et la préparation des conférences. Leurs homologues du Campus de la Gastronomie Durable Belliard et du Lycée Santos-Duomont ont préparé et servi les deux cocktails conçus par Christophe Davoine dans le cadre du Shochu Bar (une première cette année) autour d’imo-shochu. Ils ont également prêté main-forte à la préparation des conférences. Quant aux élèves de l’école ISMAC, ils ont assuré le bon déroulement de cette édition en œuvrant avec abnégation et sérieux en coulisses pendant la dégustation publique du soir.

À noter que les professeurs accompagnants faisaient partie de notre jury et que c’est toujours un plaisir et un honneur de les avoir avec nous. Nous saluons ici bien amicalement M. Christophe BODERE, Mme Amélie BOULANGER et M. Benjamin MILLOUX

Merci à ces professeurs pour leur enthousiasme et leur bienveillance.
Merci à ces élèves pour leurs sourires et leur abnégations.
Merci aux membres du jury pour l’accueil qu’ils ont réservé à nos jeunes alliés.
Merci à vous d’avoir lu cet article et de contribuer à votre mesure à bâtir des ponts entre notre pays et le Japon.

ISMAC

Lycée Santos Dumont

Lycée Belliard

Lycée Hotelier Francois Rabelais

 


Si vous nous suivez depuis quelque temps, vous n’êtes pas sans avoir remarqué que le monde du vin et des spiritueux en France s’intéresse de plus en plus aux alcools japonais. Certes, cela fait presque deux décennies que les whiskies et les gins de l’archipel s’étaient déjà taillé une part du gâteau s’il on peut dire, mais la boisson emblématique du Japon, à savoir le nihonshu, ainsi que l’alcool distillé le plus vieux de ce même pays, le shochu (sous sa forme authentique – le honkaku-shochu – et sa variante okinawaïenne – l’awamori) souffraient clairement d’un manque inacceptable de reconnaissance.

Du moins, jusqu’à ce que des acteurs d’importance prennent le taureau par les cornes et travaillent patiemment avec un soin et un passion qui relèvent clairement de l’abnégation, à promouvoir ces nectars sous nos latitudes. Il est deux hommes parmi eux que nous connaissons bien évidemment plus que les autres puisqu’il s’agit de ceux qui ont mis sur pied Kura Master et qui ont façonné notre aventure. D’un côté se trouve Xavier THUIZAT, éminent sommelier si primé et si récompensé que la langue française pourtant si riche, paraît manquer de superlatifs pour qualifier la hauteur de son talent. De l’autre Keiichirô MIYAGAWA, caviste importateur et sommelier japonais dont le travail a été légitimement reconnu par ses pairs français puisqu’il est le premier Japonais à avoir reçu le titre de Maître Sommelier de la part de l’Union de la Sommellerie Française. Ces deux hommes ont combiné leurs talents en les mettant au service des boissons japonaises et ont lancé l’aventure dont nous avons écrit le huitième chapitre cette année.

Connaissant les efforts titanesques et le travail incessant de ces deux hommes, nous n’avons pas été surpris en apprenant que l’ambassadeur du Japon, son Excellence Monsieur SHIMOKAWA, a choisi de les récompenser au nom du gouvernement japonais pour leur contribution à la promotion du saké. Ce certificat de mérite est l’expression officielle de la gratitude que ressentent nombre de kuramoto à l’égard de ce que M. Thuizat et M. Miyagawa tentent de faire et même accomplissent chaque année.

 

La réception en petit comité a eu lieu le 30 mai dernier. Le saké y avait toute sa place et les invités ont pu apprécier le meilleur de la production japonaise. Pas de célèbres chocolats dont la marque a été popularisée par un spot publicitaire, mais des petits fours de qualité qui ont su parfaitement accompagner les junmai-daiginjô proposés.

Le signal est d’importance.
Derrière ce geste de la part du gouvernement japonais, c’est une reconnaissance énorme qui vient remotiver le travail de toute notre équipe si besoin était toutefois de nous remettre le pied à l’étrier.  Car si nous galopons effectivement tous depuis huit années, c’est avec plaisir et un enthousiasme constamment renouvelés notamment par les mots remerciements que nous recevons de la part des producteurs et des clients amateurs ravis de trouver dans notre pays, ces breuvages dont ils sont si friands.

Félicitations donc au fantastique duo à qui nous devons notre existence et quant à ceux qui nous suivent, ne vous inquiétez pas : nous ne nous reposerons pas sur nos lauriers et nous ferons en sorte de continuer à porter haut sinon les couleurs de ce breuvage qui n’en a pas tellement, la cause et l’étendard de cette boisson que nous adorons. Puisse notre travail continuer de porter ses fruits : vive le Japon, vive Kura Master et bien sûr… vive le saké !

 


Huit ans déjà.

Huit années passées à promouvoir les alcools japonais.
Oui. Kura Master fêtait cette année sa huitième édition.
En y repensant, toutes ont été différentes à différents niveaux.
Car chaque nouvelle édition a amené d’autres défis, d’autres idées, d’autres ambitions.
Les producteurs participants ont été plus nombreux d’une année à l’autre.
Tout comme le nombre de membres prestigieux qui nous font l’honneur et l’amitié de rejoindre nos rangs.
L’envie initiale demeure toujours la même : initier et faire apprécier ce pan de l’artisanat culinaire japonais.

Chaque année, de grands noms de la sommellerie nous rejoignent comme cette année, Mme Pascaline LEPELTIER qui a représenté la France lors du concours du meilleur sommelier du monde en 2023. Plusieurs autres Meilleurs Ouvriers de France dont bien sûr les deux présidents de nos concours donnent à notre évènement, qui était déjà hors normes par son envergure, un cachet exceptionnel et une réverbération incroyable dans le monde du vin et des spiritueux.

L’édition de cette année a présenté plusieurs nouveautés dans la forme et le fond.
Ce fut la première fois que les deux jurys, jusqu’ici distincts, étaient ensemble pour jauger et juger les différentes boissons que nous ont confiées les producteurs japonais ce qui a permis d’accentuer la variété des opinions données. Des tables de 4-6 personnes, dirigées par un chef de table, avaient en effet toutes pour mission de goûter et de discuter les nectars qui leur étaient servies par salves tout au long de plusieurs sessions. Les catégories ont également été remaniées et un concours d’umeshu a été officialisé après une première édition qui ne disait pas son nom l’année précédente.

Le travail des membres du jury a duré toute la matinée.
Il leur faut discuter et argumenter non pas pour convaincre mais pour appréhender la note qui reflète le mieux les appréciations de la table.
Toutes les bouteilles sont ainsi notées sur 100. Si la moyenne pourrait être jugée suffisante pour un producteur occidental, elle est loin de l’être pour un artisan japonais et c’est pourquoi M. Thuizat, président du jury « saké », prend bien soin chaque année d’exhorter les membres du jury à harmoniser leurs notes et à prendre en considération le travail conséquent des producteurs japonais. Cela n’est pas propre aux concours de sakés : une compétition réunissant les meilleurs humoristes japonais note depuis très longtemps les prestations de ces derniers avec des notes s’échelonnant entre 88 et 100 mais cela suffit malgré tout à départager celui qui aura eu le plus d’influence sur les zygomatiques de ceux devant lesquels il s’est produit.

Les bouteilles récompensées d’une note supérieure à 90 sont généralement éligibles aux précieuses « médailles de platine » qui leur permettent de concourir à une deuxième session de dégustation dont le but est de distinguer un « prix du jury » pour chaque catégorie. C’est à partir de ces derniers que sera distingué le prestigieux « prix du président » sélectionné bien entendu par le président de chaque concours et révélé lors de la cérémonie de récompense qui se tiendra cette année, non pas au milieu de l’été – une certaine compétition sportive oblige – mais au début de l’automne et toujours dans la résidence de son Excellence, l’ambassadeur du Japon en France M. SHIMOKAWA.

À noter également que des élèves de pas moins de quatre établissements nous ont fait l’honneur de participer au service ainsi qu’à l’atelier cocktail du SHOCHU BAR orchestré par le maître Christophe Davoine. Ces futurs professionnels étaient accompagnés de leurs professeurs et encadrants :

Le fameux SHOCHU Bar qui a permis de populariser la façon de boire certains alcools japonais « comme au pays » et « à la locale » comme aime bien le répéter le président de notre jury « honkaku-shochu » à savoir… En highball bien sûr. Merci chaleureusement et très sincèrement à tous les élèves qui n’ont pas rechigné à mettre la main à la pâte et qui ont grandement contribué au succès de cette édition !

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Depuis 2017, vous savez que nous apprécions plus que tout innover et vous surprendre. Aucun de nos concours n’a ressemblé au précédent. Sinon bien sûr par le but recherché initialement : faire mieux connaître les boissons alcoolisées japonaises dans nos contrées. Pour honorer la confiance que les kuramoto (brasseurs) japonais nous accordent et nous renouvellent même chaque année, nous nous attachons à ne convier que ce que nous considérons comme le meilleur.

Le meilleur est ici incarné.
Triplement, même.

M. Xavier Thuizat (président de notre concours « saké » et MOF Sommelier) et M. Christophe Davoine (président de notre concours « honkaku-shochu & awamori » et MOF Barman) sont en effet allés rendre visite aujourd’hui à M. Romain Leboeuf (MOF Boucher) pour une dégustation en vue de notre prochaine édition.

Vous l’avez deviné.

Dans le cadre de notre prestigieux prix « Alliance Gastronomie » dont le but est de démontrer le potentiel d’accords d’un certain type d’alcool japonais avec une spécialité française différente chaque année (rappelez-vous les koshu & les fromages en 2022 et puis les umeshu & les pâtisseries en 2023), nous avons choisi de nous allier l’excellence de la boucherie française à travers le savoir-faire de cet artisan littéralement hors pair qu’est M. Leboeuf.

Un jury d’exception aura ainsi à départager les 5 sakés finalistes de la catégorie « kimoto classique » (à savoir des boissons confectionnées selon des méthodes traditionnelles : bodaimoto, mizumoto, kimoto & yamahai – pas de panique : nous travaillons à l’élaboration d’un lexique qui permettra aux néophytes d’y voir un peu plus clair !) en retenant celui qui se mariera le mieux avec un plateau de pièces de charcuterie composé spécialement par M. Leboeuf, pour l’occasion.

L’objectif est simple.
Croiser deux mondes pour élargir tout un univers.

Montrer que le saké peut magnifiquement accompagner ce symbole de la convivialité à la française. Inviter les uns comme les autres à sortir de l’ornière et à mieux connaître ce que leurs artisans savent excellemment faire.

Kura Master 2024
À année olympique, édition assurément historique !

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Nous sommes habitués depuis plusieurs années à voir des évènements initialement limités à une seule journée, avant de prendre tellement d’importance et d’attirer tellement de monde qu’ils en viennent à dépasser ces limites pour durer toute une semaine, voire un mois. C’est le cas du Black Friday qui dure généralement une dizaine de jours et permet ainsi de contenter un nombre plus important de consommateurs.

Les Semaines du Saké

Les « Semaines du Saké » quant à elles,  ne trichent pas. La marque du pluriel que le mot semaine prend dans leur titre nous indique bien qu’elles durent plus longtemps qu’une seule semaine. De fait, elles ont été organisées pendant tout le mois de février.

Il s’agissait de leur troisième édition.

L’objectif demeure le même : proposer aux clients de nombreux restaurants situés à Paris mais également en Île-de-France et dans d’autres régions, de nouvelles expériences gustatives à travers une harmonie échafaudée entre des sakés et des plats issus de la mer.

Le site officiel de l’évènement nous explique très rationnellement et à grand renfort de termes scientifiques l’origine de cette alchimie et le pourquoi du comment mais la vérité se passe aisément de cet « acide inosinique » des uns et de cet « acide glutamique » des autres : le saké rehausse et sublime le goût des produits de la mer grâce à l’umami dont il est chargé. Nous ne vous ferons pas l’injure de vous redéfinir ici ce terme qui a été popularisé par les foodies du monde entier depuis des décennies. L’important, au demeurant, c’était que les chefs des restaurants participants à cette opération en aient une bonne compréhension et au vu de leur palmarès et de la qualité de leurs enseignes, c’était aussi évident que 1+1 font 2.

L’opération a été menée par le Jfoodo, une organisation rattachée au Jetro (agence chargée de la promotion du commerce extérieur japonais), dont vous pourrez lire la très belle interview du directeur, M. Tomotsugu IWATA dans les pages du tout aussi beau Sushi Magazine (dans lesquels vous trouverez également tous les sakés proposés à l’occasion de ces SDS). Au vu du succès remporté par l’évènement et de la curiosité réellement palpable des gourmets qu’il attire, toutes les étoiles semblent alignées pour qu’une quatrième édition voit le jour mais nous vous en tiendrons informés en amont, soyez-en certains !

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